DÉMOCRATIE NATIONALE

Dossier spécial


Nos dossiers spéciaux ont pour vocation la RÉINFORMATION

L'ethnocide des Européens

5 - Conversation téléphonique Tony BLAIR / Mouammar KADHAFI


Introduction

L'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avait averti Tony Blair de l’assaut des islamistes sur l’Europe.

Le défunt colonel était bien plus lucide que les politiciens occidentaux.

Selon les transcriptions des conversations téléphoniques entre l’ex-chef du gouvernement anglais et l’ancien dirigeant libyen dévoilées jeudi par le Comité des Affaires étrangères du Parlement britannique, le défunt colonel avait prévenu M.Blair que l'Europe était menacée par l'extrémisme islamique.


Mouammar Kadhafi

Tuer Mouammar Kadhafi

une erreur fatale pour l'Europe

Transcription de la Conversation téléphonique

Mouammar Kadhafi, dictateur à la tête de la Libye de 1969 à 2011, avait tenté de prévenir l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair de l’imminence d’une menace jihadiste si son régime s'effondrait.

 M.Kadhafi expliquait ainsi à M.Blair, le 25 février 2011, alors que des émeutes armées avaient déjà éclaté en Libye, qu'il cherchait à sauver le pays des terroristes d'Al-Qaïda et des extrémistes islamiques qui sévissaient en Afrique du Nord.

De son côté, M.Blair a évoqué la nécessité d'un règlement pacifique. Trois semaines après, la coalition occidentale, y compris le Royaume-Uni, effectuait des frappes aériennes sur le territoire libyen, ce qui a conduit au renversement du dirigeant libyen.

25 février 2011 de 11h15 à 11h45

[NB : la ligne était mauvaise, donc il manque des mots]

Blair : Bonjour. J’ai essayé de vous joindre ces derniers jours. Nous sommes dans une situation grave et très difficile. Pouvez-vous s’il vous plaît me dire ce que vous pensez de ce qui se passe actuellement.
Kadhafi : Merci pour votre appel, M. Blair. Personne ne m’a prévenu que vous avez essayé de m’appeler. Je vais vous dire la vérité. Ce n’est pas une situation compliquée du tout. L’histoire est simple : une organisation a établi des cellules dormantes en Afrique du Nord. Une organisation qui se fait appeler al-Qaïda pour l’Afrique du Nord (peut-être des islamistes de Mahada ?) [à Djibouti, NdT]. Ils ne parlent pas arabe, ils parlent islamique.

Les cellules dormantes de Libye sont semblables aux cellules dormantes qui étaient en Amérique avant le 11 septembre. Soudain, ils ont reçu l’ordre d’attaquer les postes de police et de provoquer ces troubles. Ils ont réussi à prendre des armes. Ils ont attaqué les bâtiments par surprise et des coups de feu ont été échangés. Très peu de victimes des deux côtés. La police a été surprise par l’attaque. Ils n’ont pas pour tactique de faire des manifestations, ce n’est pas leur genre. (Il parle de « similarités avec l’Afghanistan et l’Algérie.) Ils ont réussi à prendre des armes et à terrifier les gens. Les gens ne peuvent plus quitter leurs maisons.Ils ont été menacés avec des armes. Ils ont réussi à mettre en place des stations locales et, à Benghazi, ont propagé la pensée et les idées d’al-Qaïda. Ils veulent l’appeler l’Émirat al-Qaïda. Le chef est un détenu de Guantanamo appelé al-Hassadi (?). Les renseignements américains le connaissent. Ils nous l’ont remis. Ses disciples sont d’al-Qaïda. [Peut-être le Yumara… islamique ?]

C’est une situation de djihad. Ils ont des armes et terrorisent les gens dans la rue. Après les avoir attaqué, ils fuient. Le portrait qui en est fait n’est pas fidèle. Pas de correspondants étrangers ici. Nous avons demandé à tous les journalistes du monde de venir voir la vérité. Ce sont des bandes armées qui ont des armes. [Je n’ai] pas décidé de les affronter par la force, [j’ai] demandé à leurs familles de les convaincre de déposer les armes. Vous ne pouvez pas raisonner avec eux. Ils ne cessent de dire des choses du genre au nom de Mahomet. C’est comme ben Laden. Ils ouvrent la voie pour lui en Afrique du Nord. Ils déplacent le système en Afrique du Nord.

Ils contrôlent la mer Méditerranée. Leur plan est de [???] en mer Méditerranée les navires et les vaisseaux de non-croyants. Comme du temps de Barberousse et du temps de l’Empire ottoman. Ils veulent contrôler la Méditerranée, puis ils attaqueront l’Europe.Il faut l’expliquer à la communauté internationale. Les reporters peuvent venir pour s’assurer que ceci est la vérité, ils sont les bienvenus. Une fois en leurs mains, ils les abattent. Ils ont un rôle à jouer à ce sujet, tous ceux qui veulent découvrir la vérité, ils le peuvent, les portes sont ouvertes. Nous sommes tous contre le terrorisme. Nous avons déjà fait cette alliance ensemble.

Fournissez-nous le nécessaire pour que nous puissions lutter contre ce terrorisme. Les déclarations de l’UE et de l’ONU nous montrent qu’elles ne sont pas conscientes de la vérité et ne savent pas ce qui se passe. Il n’y a pas de journalistes pour transmettre la vérité. Nous n’avons pas dit au monde ce qui se passe. Aucune manifestation ou quoi que ce soit. Les rues pleines de gens soutenant la révolution. Même leurs propres familles disent "s’il vous plaît essayez de faire quelque chose, ils ont des armes et nous intimident nous aussi." Nous avons besoin d’un ami. Expliquez la situation telle que vous la voyez en ce moment. Faites des efforts avec les Américains et l’UE. Travaillez avec eux.

Blair : Tout d’abord, j’ai parlé à des gens en Amérique et en Europe. Je parle à titre personnel. Je veux proposer ce que je pense être une solution. Il est essentiel que la violence cesse et que l’on tente d’engager un dialogue pacifique avec toutes les parties.
Kadhafi : Quelle sorte de violence ?

Blair : Il y a eu effusion de sang et de la violence. Laissons de côté la façon dont c’est arrivé. C’est important de mettre en place un processus qui permette d’arriver à traiter ce sujet d’une manière pacifique.
Kadhafi : Il n’y a pas de violence, ces gens ont attaqué des postes de police. Il y a eu échange de violence et ces gens ont perdu.

Blair : Je comprends ce que vous dites comme dirigeant. La communauté internationale peut aider, mais ne peut le faire que s’il y a un dialogue pacifique. Pas de violence. Le processus de changement ne peut se faire que d’une manière pacifique. Ces situations ne peuvent être résolues que d’une manière pacifique. Le désir de la communauté internationale est de voir se produire un processus pacifique. J’en serais heureux mais il faut l’accord du chef de file pour le faire.
Kadhafi : Certes mais vous devez souligner que la lutte se fait contre al-Qaïda. Nous ne les combattons pas, ce sont eux qui nous attaquent.

Blair : Absolument, je comprends cela.Kadhafi : Envoyez des journalistes et des hommes politiques. Parlez-leur directement, voyez quel genre de personnages ils sont et leurs liens avec al-Qaïda.Blair : Je comprends votre point de vue sur AQ. Et nous sommes autant contre AQ que quiconque.
Kadhafi : Nous n’avons aucun problème avec le peuple libyen. Ils sont otages à Benghazi et ???. Ils utilisent la force.

Blair : Mais la bonne façon de traiter ce problème est que le leader énonce clairement qu’il veut une issue pacifique à cette question. Si cela vous convient, je le transmettrai aux Américains et aux Européens. Le leader doit dire : « Je suis prêt à étudier une issue pacifique et à s’engager avec la communauté internationale, y compris américaine et européenne, pour obtenir une issue pacifique. » S’il est prêt, je mettrai le leader en contact avec les États-Unis et l’UE.

Kadhafi : C’est très bien. J’ai eu un message d’Obama dans les mêmes termes. Je suppose qu’Obama a compris ce qui se passe. Une fois que les journalistes étrangers seront venus ici pour dépeindre la vérité. Ils verront toute la vérité.

Blair : Il est important de connaître la vérité maintenant. Je comprends que vous êtes attaqué. Assurez-vous autant que vous pourrez que personne d’autre ne soit tué, aucune nouvelle effusion de sang, c’est indispensable pour arriver au processus que je décris. Si vous pouvez me l’assurer, je vais dire aux États-Unis et à l’UE de trouver une solution pacifique pour régler cette question.

Kadhafi : Ok, mais supposons qu’ils attaquent l’enceinte ou un poste de police : qu’est-ce que je fais ?

Blair : Je comprends la difficulté quand vous êtes attaqué. Mais l’utilisation d’avions pour attaquer des villes et l’utilisation de la force contre des civils, cela doit cesser, sinon c’est impossible pour la communauté internationale d’agir.

Kadhafi : De tels faits ne sont jamais arrivés. Ils ont pris des munitions. Maintenant, ils attaquent les camps militaires…

Blair : Je comprends. Ce que je vais faire est d’appeler les États-Unis aujourd’hui et l’UE et leur parler. Il faut apaiser la tension en ce moment. Je vais essayer de revenir avec une proposition ferme. L’action clé est d’apaiser la tension. Besoin d’un numéro où nous pouvons vous joindre très rapidement.

Kadhafi : Ok.Blair : Je vous rappelle dans les deux heures. Merci.

25 février 2011 de 15h35 à 16h00

Blair : J’ai parlé à des gens, le point clé c’est que l’effusion de sang et la violence doivent absolument cesser.

Kadhafi : Qui a dit cela ? Tout est faux.

Blair : Nous avons des rapports qui nous donnent des informations, laissez-moi vous expliquer parce que j’ai parlé à des gens, tout le monde veut une solution pacifique à cette question.

Kadhafi : Il n’y a pas de combats du tout en Libye, qui a dit cela ? Ils veulent quelque chose d’autre.C’est une campagne de colonisation. Nous devons déjouer la colonisation. Il n’y a rien ici, pas de combat, pas de sang. Venez donc ici à Tripoli pour tout voir.

Blair : On croit que des combats sont en cours, si vous avez un endroit sûr où aller, vous devriez y aller parce que cela ne se terminera pas pacifiquement et il doit y avoir un processus de changement. Ce processus de changement peut être géré et nous devons trouver une façon de le gérer.

Kadhafi : Il me semble que c’est une colonisation, je vais devoir armer le peuple et me préparer au combat.

Blair : Si le leader dit qu’il veut un terme à la violence, vous devez le faire comprendre au monde extérieur. Ma préoccupation est que ça se passe de la manière la plus pacifique. Il faut en trouver le chemin. Le mieux est de se livrer à un processus qui entraîne un changement pacifique

Kadhafi : Des Libyens vont mourir, il y aura des dégâts sur la Méditerranée, l’Europe et le monde entier. Ces groupes armés profitent de la situation pour se justifier, et nous les combattrons.

Blair : Vous devez essayer de faire quelque chose pour que ce processus se fasse pacifiquement. La seule façon de le faire est de dire au peuple que vous allez vous engager dans un processus de changement, que vous dites à vos forces de ne pas être violentes contre le peuple et que cela va maintenant être géré pacifiquement et correctement. Vous devez être dans une position où la Libye est prête à le faire pacifiquement. Les États-Unis et l’UE sont dans une position difficile en ce moment, et j’ai besoin de leur apporter l’assurance que cela se terminera pacifiquement.

Kadhafi : Je n’ai aucun pouvoir ni mandat, je ne suis pas le Président. Je n’ai rien à céder, c’est le rôle des Libyens, ils veulent changer le ??

Blair : À la lumière de ce qui est arrivé, je ne pense pas que ça puisse se produire. Faites quelque chose qui permette au processus d’avancer, la violence doit cesser et une nouvelle constitution doit prendre forme. Le plus important est que ce processus de changement débute et il ne peut s’engager que si le leader en donne le signal clair. En plus d’insister pour que la violence cesse, il doit dire clairement qu’il veut ce changement. Je répète ce que les gens m’ont dit : s’il y a un moyen de partir, il devrait le faire maintenant. Je pense que cela peut se passer pacifiquement, mais il doit agir maintenant et annoncer qu’il veut le faire.

Kadhafi : Où est-il censé aller ? Il n’a pas de mandat.

Blair : La position du leader est cruciale, s’il indique qu’il veut que cela se produise maintenant, qu’il restera à l’écart et qu’il ira dans un endroit sûr. Je pense que cela résoudra la situation pacifiquement. S’il veut que ça arrive, je peux transmettre ce message aux personnes à qui j’ai parlé. Il y a un processus de changement qui va avoir lieu, qui a été indiqué clairement par le leader lui-même. Il a besoin de dire qu’il accepte ce changement, et il doit se tenir à l’écart pour que ça se produise pacifiquement.

Kadhafi : Il n’y a pas de sang ici, c’est très calme, mais si vous voulez prendre la Libye, nous sommes prêts à combattre, ce sera comme l’Irak. Pourquoi ne venez-vous pas voir Tripoli ?

Blair : Permettez… permettez-moi, mon cher, personne ne veut recoloniser la Libye. La Libye est à son peuple.

Kadhafi : Laissez-nous seuls alors, si vous voulez voir l’ampleur des manifestations de soutien, la télé libyenne montre l’ampleur. Nous savons faire le tri. [Kadhafi pose le téléphone près du téléviseur] Il n’y a pas de combat, il n’y a pas de manifestations. « Vive Kadhafi » crie un enfant. Venez à Tripoli et voyez vous-mêmes !

Blair : Laissez-moi voir cela. Je suis au Koweït en ce moment, mais mon inquiétude est que ça se passe très très vite et que si nous ne trouvons pas un moyen d’en sortir dans les prochaines heures, je ne sais pas ce qui arrivera. Le leader peut aider mais s’il ne le fait pas on se retrouve avec le sang de nombreux Libyens et je ne veux pas que cela se produise.

Kadhafi : Il n’y a ni bain de sang, ni combat. Venez voir par vous-même. Des gens répandent des rumeurs par les chaînes de télé. Certains viennent de Guantanamo, nous les connaissons par leur nom, ils soutiennent al-Qaïda. Soutenez-vous al-Qaïda ?

Blair : Non, absolument pas, l’important est de savoir comment nous mettre dans les conditions pour que cette situation puisse se terminer d’une manière pacifique. Si les gens voyaient le leader mis à l’écart, ils seraient contents de ça. Si ça continue un autre jour, ou deux, nous n’allons plus pouvoir être dans les bonnes conditions. Je dis ça parce que je le crois profondément. Si on n’arrive pas à trouver une sortie très rapidement, on dépassera le point de non-retour.

Kadhafi :Il y a des combats en Algérie, en Afghanistan et au Pakistan, etc. – soutenez-vous le terrorisme ?

Blair : Nous sommes complètement opposées au terrorisme et à al-Qaïda. Le seul moyen de sortir de cette situation maintenant est de permettre qu’un processus de changement constitutionnel ait lieu maintenant.

Kadhafi : Les membres d’al-Qaïda ne sont pas pour le changement, ce n’est pas leur demande. Ce sont des gosses, aucun ne parle de constitution ni de changement.

Blair : Alors c’est pourquoi il est important que le leader prenne l’initiative et parle de changement. J’ai voulu relayer ce message du fait de l’urgence étant donné que c’est la dernière chance de résoudre ceci pacifiquement. Je ne sais pas s’il est possible pour moi de venir.

Kadhafi :Cela signifie-t-il que vous déclencherez une intervention militaire si nous n’avons pas de solution pacifique ?

Blair : Absolument pas, personne ne veut cela et personne ne le pense, et ce n’est pas une recolonisation. Tant qu’il n’y aura pas un processus pacifique en place, ils vont continuer. Mon désir est de mettre en place quelque chose de pacifique plutôt qu’une confrontation violente.

Kadhafi : Ces gens au Nigeria et en Afghanistan, les talibans ont une constitution

Blair : Le leader est le seul qui puisse y arriver d’une manière pacifique. Si cela ne se produit pas très rapidement, alors le peuple libyen le fera de manière très destructive.

Kadhafi : Cela n’arrivera pas, si vous n’intervenez pas, je vais donner des armes au peuple libyen ce soir.

Blair : Nous ne voulons pas cela

Kadhafi : nous n’avons aucun problème, simplement, laissez-nous tranquilles. Si vous êtes vraiment sérieux et à la recherche de la vérité, prenez un avion et venez nous voir.

Blair : Je vais me renseigner à ce sujet. J’ai essayé de relayer le message et j’espère que le leader réfléchira sur ce que j’ai dit et nous le pressons d’en prendre l’initiative. J’aimerais vous offrir une issue pacifique.Kadhafi : Venez voir la réalité. Gardez le contact.

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